samedi 13 décembre 2014

Mystérieuse poussière de lune...

Mais qu'est-ce donc ? Bah ! Euh...

 Ceci n'est pas un lumineux fragment de lune.

Ceci n'est pas une turquoise aux nuances de vert et de bleu.

Et non, non, ceci n'est certainement pas une pastèque.



Mon tout est simplement un service à thé... de toute beauté !

Moondust green and blue tea set by master Weilong.
Merci Philip pour les tasses. Elles sont très agréables à utiliser et se marient, évidemment, à merveille avec la théière et l’assiette. Le parfait complément à ce joli tea set !

dimanche 23 novembre 2014

DongDing HeiJing LaoCha, un thé bien curieux!

Jamais vu des pépites noires et brillantes comme celles-ci. Ce thé serait un Dong Ding vieilli et torréfié chaque année pendant 15 ans, selon une technique qui serait propre au maitre.
Hei Jing signifierait or noir... Moi, en voyant ces perles la première fois , avant de connaître le nom du thé, j'ai pensé à des diamants noir.
Car, oui, sur la photo en haut à gauche, ce sont bien les feuilles sèches. Incroyable, n'est-ce pas!



Infusion en gaiwan, façon gong fu cha.
Curieux thé. Parfums pas très agréables, mais doux et caramélisé en bouche avec une pointe de fraicheur. Et au bout de 3 ou 4 infusions, les feuilles pépites ne sont même pas un peu ouvertes . Il paraît qu'il peut tenir la semaine complète. Je doute de pouvoir un jour apercevoir les feuilles*... Les diamants s'ouvrent-ils ?
Merci Chloé pour cette étrange découverte.


*Y en a-t-il ? Je vais quand même essayer de les faire paraitre...


[EDIT] ... me suis épuisée avant le thé, pas réussi à en ouvrir les pépites.

mardi 11 novembre 2014

Huo Shan Huang Ya, à froid

La première infusion, à froid, était épaisse grâce aux duvet du thé (poudre de fée thé) ce qui renforçait l'aspect châtaigne en bouche et beaucoup de douceur. Les suivantes sont moins troubles en tasse verre et plus fine en bouche. De nombreux parfums se dégagent du verre, instrument idéal pour bien les sentir sur une infusion à froid. En bouche les arômes sont également très variés sur un registre essentiellement végétal avec encore pas mal de douceur... 


lundi 27 octobre 2014

Eclat lunaire... Reflets bleu-vert...



... Saurez-vous éclaircir ce mystère ?

Antoine a trouvé une réponse bien tentante... Mais non, ce n'est pas un wok pour la dessiccation ou pour la torréfaction.

Cette deuxième photo vous aiguilleras sans doute sur la bonne piste. Après l'éclat lunaire, voici les reflets bleu-vert :
Alors ? Plus facile, n'est-ce pas ?

vendredi 24 octobre 2014

Thé et xiang qi

Le thé est toujours meilleur quand il est partagé.
Quelques tasses issues des montagnes de Taiwan (wulong Longfengxia) et le plaisir de jouer aux échecs chinois, le jeu de l'éléphant, le xiang qi.



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jeudi 23 octobre 2014

Un moment rassérénant

Le thé est toujours un plaisir. Plaisir de "jouer" avec de nouveaux ustensiles pour "s'amuser" à gong fu cha.
Plaisir d'être assis en face du Soleil, directement sur l'herbe à côté du vieux chêne qui semble protéger et rendre sacré l'espace.
Un moment de sérénité. Un moment de paix.


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samedi 11 octobre 2014

Retour sur le "Mai Xiang" Tie Guan Yin

Ayant apprécié le jeu de la "nez gustation", je décide de le recommencer aujourd'hui. Je m'aperçois en postant que j'ai choisi par hasard un des derniers thés que nous avions passé en revue.

Il est emballé par petit sachet de 7g et chaque paquet n'est pas nécessairement identique à l'autre. La nez-gustation implique de se concentrer vraiment sur les odeurs et donc, elles sont peut-être mieux identifiées.
De plus, entre ce qui est ressenti et ce qui est transmis par l'écrit, il y a toujours une déperdition. Enfin, aujourd'hui le thé est infusé au gaiwan de porcelaine. Tout ceci explique sans doute les différences entre les deux compte-rendus.

A froid, le thé dégage des odeurs de bois dont quelques notes de pin, des odeurs de fleurs également, très légères. Les notes sont fraîches, le boisé domine et c'est un boisé multiple.

Posé dans le gaiwan chaud, l'odeur est très fleurie puis fruitée et finalement légèrement épicée. L'arôme fruité s'apparente clairement au cassis. Un cassis léger qui évolue vers le sureau avant de prendre un aspect plus citronné.

Sur le couvercle du gaiwan, l'infusion dépose une odeur très typique de ce tie guan yin mais que je ne sais définir. Elle tire un peu vers le champignon blanc de Paris. S'y retrouve également une odeur de cendre, mais de cendre parfumé comme celle d'un encens. Quelques secondes plus tard, on retrouve à plein le cassis, qui cette fois est confit et s'associe à la pâte de coing.

Le nez au-dessus de la liqueur reconnait la pâte de coing, le cassis et le citron.

En bouche, c'est d'abord cette note caractéristique et indéfinissable qui s'exprime. Ensuite, le cassis, le coing, le citron et même un zeste d'orange. Le cassis et le coing dominant largement. En finale, une légère saveur de papier.

A la deuxième infusion, les mêmes notes, mais très effacées. A la troisième, le thé est épuisé.

mercredi 8 octobre 2014

Une "nez gustation" de Fo Shou

Suite à une suggestion sur le Forum des amateurs de thé, voici une nez-gustation, cad une dégustation où l'on ne s'intéresse qu'aux odeurs et parfums sentis par le nez.

Et le thé qui me tombe sous le nez est un Fo Shou de Terre des Thés.
Ce Fo shou est un wulong de Taiwan. Fo Shou signifie la main de Bouddha, ce théier ayant une feuille très découpée qui rappelle celle de l'arbuste dont la feuille dessine une 'Main de Bouddha' .

A froid, le thé rappelle l'amande fraîche et la noix. Egalement le bois jeune, peut-etre du noisetier. Il y a également une pointe d'acidité qui évoque la groseille.

Dans le gaiwan réchauffé, les billes de ce thé développent des notes de pâtes de fruits : de la groseille, du cassis, de la cerise. Difficile à dire. Peut être les trois entremêlés. L'odeur boisé du noisetier persiste  en avant-plan de la gelée de groseille.

L'eau est versée sur le thé et les billes s'ouvrent. Le couvercle du zhong ne récupère pas d'odeurs très agréables. S'il y a un parfum épicé qui rappelle la groseille, ce qui dominent ce sont l'herbe et la salade cuites.
Une fois le thé versé, le couvercle offre des arômes de bois et, légèrement, de miel.

La liqueur répand une bonne odeur de thé chaud (si, si !) mais aussi d'herbes et de légumes cuits, et une pointe de cassis.
Sans être très éclatant, les arômes en bouche sont plus forts et plus agréables que le nez. Mais il faut reconnaitre que l'eau utilisée ne convient pas à ce thé. D'un pH trop élevé, elle efface et alourdit les notes de ce Fo Shou.




dimanche 7 septembre 2014

Colis du soir, espoir...

... de belles dégustations !

 
En cadeau, un tout petit gaiwan accompagne les thés : Bulang Beauty 2014 Spring (Pu'Er Sheng), Premium Da Hong Pao, Shui Jin Gui, Sparrow's Tongue et Ai Jiao (pour les Wuyi Yancha Wulong), Old Bush Ba Xian et Hong Xin Rou Gui (pour les Dan Cong Wulong)... Ca devrait être pas mal, pas mal du tout, même !

vendredi 29 août 2014

Boisson au matcha sucré

En fin de matinée, j'avais envie de quelque chose de gourmand et nourrissant. J'ai pensé à un cacao. Mais puisque j'étais lancée sur les thés japonais, je me suis dit autant continuer. L'idée d'un matcha latte m'a traversé l'esprit, jusqu'à ce que je me rende compte que je n'avais plus de lait. Soit. Je me tourne donc simplement sur un matcha sucré (mélange tout fait) préparé à l'eau chaude. J'aime le matcha quand il est bien onctueux, bien épais. Mauvaise idée : trop sucré ! Je dilue. C'est mieux. Je fini le bol sans problème. Une boisson chaude sucrée qui doit pouvoir avantageusement remplacer le chocolat du matin... Mais avec du lait, ce doit vraiment être meilleur, ça doit apporter un peu l'épaisseur qui me manque ici. Un peu plus le goût du thé serait intéressant, aussi. Rajouter du matcha nature au mélange ? Faut voir.
En tout cas, il m'a donné envie de préparer une glace au matcha... Mince, le congélateur n'est pas en marche ! Ce sera pour une autre fois.

(Note à moi-même : brancher le congélo!)

Gyokuro de Yame

Une drôle d'idée, ce matin : boire du Gyokuro !

Les feuilles sèches de ce thé japonais m'ont inspirée. Parfum végétal, beurré, d'abord surtout sucré pour sentir ensuite comme du salé (umami peut-être?).

Infusion au tout petit (80ml) shiboridashi en terre non émaillée, eau pas trop chaude, pas mal de feuilles, plusieurs infusions de moins d'une minute. (Notez comme tout est dans la précision, le souci du détail, l'exactitude du paramètre.)

Ce qui me marque sur la première liqueur, c'est tout ce sucre, cette grande douceur, presqu'excessive. La deuxième est plus équilibrée, toujours douce, avec le pôle végétal qui prend le dessus, ponctué d'une délicate note marine. Les suivantes seront dans la même lignée. (Je crois pouvoir y confirmer la présence de ce qu'on appelle umami.)
 
J'ai augmenté la température de l'eau à la troisième ou quatrième infusion pour tenter d'avoir plus de... "caractère". Bah! Il a un caractère doux et tendre ce Gyokuro. Aucune amertume.

La prochaine fois, je l'infuserai dans très peu d'eau, pour voir ce que ça donne.

Merci Olivier L. pour cette jolie découverte !

vendredi 22 août 2014

Commande groupée...

... lancée sur le Forum des Amateurs de Thé. Et pliée en moins de deux !


1kg de thé mais...seulement 200g de chaque thé pour nous. Faut savoir rester raisonnable. Les deux thés choisis, sont parmi mes chouchoux de chez Camellia Sinensis : le Mi Lan Xiang Fengxi (Fragrance d'orchidée miellée) et le Dong Ding cuit de M. Nen Yu. Slurp!

jeudi 7 août 2014

2012 Anxi traditional charcoal roasted "Mai Xiang" Tieguanyin

Dégustation du 5 août 2014

Le Tie Guan Yin 铁观音 (Tieguanyin, Ti Kuan Yin, Tieh kuan Yin... ou, en français, Déesse de Fer de la Miséricorde) est très certainement l'un des wulong les plus célèbres de Chine. A l'origine, cultivé au Fujian dans la région d'Anxi, sa culture s'est répandue dans d'autres secteurs du Fujian, mais aussi à Taïwan.

Il existe plusieurs versions de ce thé, la plus courante actuellement étant le Tie Guan Yin faiblement oxydé, d'aspect très vert et aux arômes frais, herbacés et fleuris, voire capiteux. Mais traditionnellement, le Tie Guan Yin subit une oxydation plus poussée aux arômes plus fruités et boisés, ou encore une torréfaction qui développe des arômes plus grillés, empyreumatiques.

2012 Anxi traditional charcoal roasted "Mai Xiang" Tieguanyin de ChaWang Shop et théière Purion de Lin's Ceramics

Je vous présente aujourd'hui un Tie Guan Yin de Anxi torréfié de manière traditionnelle, au charbon. Le vendeur le dit "Mai Xiang" 麦香, c'est-à-dire parfum de pain fraichement cuit. Pourtant, sur les feuilles sèches, le parfum est plutôt boisé avec en prime une impression fraîche de réglisse et du sucre chaud à me faire saliver.

Les feuilles, aux multiples nuances vertes et même un peu brunes, ne sont pas très bien roulées...
Je l'infuse façon Gong Fu Cha, 8g de thé dans ma théière Purion de 100ml, multiples infusions.


La liqueur, jaune d'or à orangée selon les infusions, développe les mêmes parfums que les feuilles sèches avec une odeur de bois chaud et, en plus, une légère note de beurre cuit. En bouche, je retrouve les mêmes avec quelques nuances. Le sucre se mue en caramel. Au cours des multiples infusions, le bois chaud donne des signes de bois brûlé. Accentuée par une légère acidité, la belle fraîcheur de réglisse persiste un peu en bouche après le passage de la liqueur. L'astringence, d'abord juste suffisamment présente pour porter et faire durer les arômes, devient dérangeante dès la 4ème infusion... L'infusion de trop. Car même si la fraîcheur de réglisse est toujours présente, elle s'efface, et la note boisée "tombe à plat". Il n'y a plus suffisamment d'intérêt, les arômes sont trop faibles par rapport à l'astringence qui, avec les notes de bois brûlé, donne, sans l'atteindre tout à fait, une impression de cendre dans la bouche. Je n'ai pas infusé plus mais je pense que ce n'aurait pas été agréable.



Ce TGY donne trois correctes infusions assez égales. Les parfums des feuilles et les arômes de la liqueur sont semblables, pas de surprise. Ce n'est pas un grand thé mais un petit thé du quotidien sans prétention, adapté pour une courte et néanmoins sympathique pause thé. Bien pour une initiation, sans plus.


Infos du vendeur :
This is a very good quality traditional type Tieguanyin, came from famous Xianghua village. Selected 2012 spring tea were made in a traditional way, which were roasted over a pile of hot, smokeless charcoal. Higher skills level will require more experience, charcoal roasted Tieguanyin will take longer and cost more to make, so generally speaking it would be more expensive than the same quality faint scent Tieguanyin. 
The tea soup is a light golden colour and has a mild sweet taste. Warm and smooth in the mouth, with flavors of wheat and dry fruits. This Tieguanyin can be brewed many times and give balanced and rich infusions and is truly good tea for gong fu tea ceremony.
"Mai Xiang" (麦香): freshly baked bread smell
Cultivar : Hong Xin Tie Guan Yin (红心铁观音)
Manufacturer : Zhengyunxiang Tea Factory
Production date : 5/2012

mercredi 30 juillet 2014

Kamairicha Sayamakaori de Miyazaki

Tout juste ouvert le sachet de ce deuxième kamairicha en ma possession. Même région mais autre cultivar. Ce sayamakaori est plus chaleureux et doux que l'okumidori, mon coup de cœur, plutôt floral, végétal et frais.

L'odeur des feuilles sèches est chaleureuse avec surtout des notes de fruits à coque.
A la première gorgée, c'est la couleur jaune qui s'impose à moi : le soleil, les fleurs (genêt et, dans une moindre mesure, camomille), la douceur de vivre et l'herbe jaunie... En tête du panel aromatique, de fabuleuses notes de fruits à coque (noix, noisette grillée, fève tonka). En petite touches plus discrètes, quelques notes de petit pois cru, ou juste blanchi, et une petite pointe d'acidité qui rafraichit légèrement cette liqueur chaude et gourmande.
Un moment "cocooning" très appréciable avec ce kamairicha... et mon petit shibo d'amour!  



[2014, Organic Miyazaki Kamairicha Sayamakaori, Yuuki-Cha]

lundi 21 juillet 2014

Fraicheur de sencha...

J'ai mis le reste de Sencha de Yame, peut-être une bonne quinzaine de grammes, dans 3l d'eau froide.
C'est vert, c'est trouble, même que c'est bouillasseux dans la bouteille... Pas de doute, c'est un fuka !
La sensation sur la langue est assez lourde et caressante. La liqueur est douce, presque sucrée, végétale (mais pas trop épinard, on est loin de la soupe de légumes verts là!) avec une subtile et délicate amertume qui irait presque vers la fleur. Une légère impression... citronnée (?) agrémente le tout.
Bref, une boisson agréablement fraiche, douce et désaltérante.
Tchin !




Le fuka, c'est plutôt mieux froid ! Hahaha ! ;p