lundi 27 juin 2016

Bordeaux fête le vin 2016

Quelques photos de la dixième édition de Bordeaux fête le vin qui s'est tenu du 23 au 26 juin.
Parmi les villes invitées, Bruxelles et Hong Kong.
 

Une nouvelle ligne de tram à Bordeaux ?
Le manneken pisse en vert, et contre tous !
Drôle de petits papillons...
 

Hong Kong : élégance, raffinement !
Quelqu'un connaît-il le nom de ce drôle d'animal, lion à écailles qui crache de l'eau ?
 

Georges Clounet, le raffinement français !
Que boire à la fête du vin ? Eh béh, un thé !
 
Thé sur Garonne.
Thé sur tonneau.
 
 
A la tienne, Garonne, à bientôt la fête du vin....

En rêvant, un jour, d'une fête du thé !




Patrick

vendredi 24 juin 2016

Boire un Anji Bai Cha au gaiwan


L'Anji Bai Cha, 安吉白茶, littéralement thé blanc d'Anji, est un thé vert. Comme son nom ne l'indique pas! Il fait en fait référence à la couleur particulièrement pâle de ses jeunes pousses de printemps. La cueillette ayant lieu très tôt après l'hiver, fin mars/ début avril, les feuilles n'ont alors produit que très peu de chlorophylle.

Cela fait peut-être une vingtaine d'années qu'il est cultivé dans la région d'Anji dans le Zhejiang à partir d'un cultivar nommé Bai Ye Yi Hao, 白叶一号, feuille blanche numéro un. Certains prétendent qu'il est le descendant d'un ancien théier dont le thé légendaire était déjà réputé sous la dynastie Song.


Chacun son gaiwan!
Au passage, vous noterez que l'Anji Bai Cha a trouvé
sa place dans l'une des urnes créées par Camille Picard.










 
Après plusieurs tentatives, dont une bien infructueuse, j'ai enfin trouvé comment bien infusé, à mon goût, ce Ming Qian Anji Bai Cha (Anji Bai Cha pré-Qingming). En fait, il y a deux façons que je préfère. Vous n'aurez ici que la première. C'est une infusion continue en gros gaiwan dans lequel je bois directement et remet régulièrement de l'eau chaude. C'est très sympa de le siroter ainsi, tranquillement, sans souci de verser la liqueur dans une tasse, sans crainte de laisser trop longtemps infuser ou pas assez. J'aime le boire ainsi, à la coule!
  

Les feuilles sont longues et fine comme des aiguilles et d'un beau vert tendre. Des parfums de verdure s'en dégagent, herbe fraiche, herbe de blé, asperge, ainsi qu'une belle douceur gourmande qui m'évoque la vanille de Madagascar, un peu chocolatée et avec une légère note de pruneau.

Ce ne sont pas les plus belles feuilles d'anji Bai Cha que j'ai vue,
mais elles se défendent bien.
C'est beau de les voir s'ouvrir dans l'eau!

Des feuilles délicates et d'un vert si frais qu'on les croirait cueillies à l'instant.

Nous avons mis les feuilles et l'eau chaude dans nos gaiwans,
nous avons reposé les couvercles par dessus,
il ne nous reste plus qu'à boire directement à la tasse du gaiwan.
La soucoupe sert de anse.
Et c'est le couvercle qui sert à filtrer les feuilles!
En bouche, c'est sucré mais fin et riche en arômes. On y retrouve très bien ce que déjà senti dans les feuilles sèches avec plus de légumes verts de printemps comme la fève fraiche. Une douceur umami avec toujours ce côté fruité-vanillé avec une très légère pointe chocolatée. De la noisette fraiche comme pas encore tout à fait mûre et de la noisette grillée font une discrète apparition.

Un thé frais, végétal, gourmand et harmonieux.



[Pré-Qingming Anji Bai Cha du Palais des Thés]

vendredi 17 juin 2016

Impression nature

Camille Picard est une jeune céramiste avenante et je l'ai sentie sincère. J'ai immédiatement été touchée et attirée par son univers naturellement poétique: des pièces apparemment simples, épurées, dont la fantaisie s'exprime par petites touches. Un imaginaire du quotidien car, à ce que j'ai pu voir, toutes ses créations sont utilitaires. Elle travaille aussi bien la faïence blanche, décorée ou le grès noir. Elle est dans une démarche pratique qui frôle discrètement les frontières du rêve.


Les photos ne rendent pas hommage à ces boîtes, j'en suis désolée. A l’œil nu, il n'y a pas autant de contraste entre la couleur du couvercle et celle du corps de l'urne. J'ai pris ces photos lors d'une nuit d'insomnie, ceci explique sans doute en partie ce médiocre résultat. J'aimerais que vous puissiez les voir en vrai et les toucher. Vous craqueriez vous aussi, j'en suis sûre.

Ces boîtes sont fines, bien polies, lisse et plutôt légères. J'aime beaucoup cette sobriété dans la forme et la couleur. L'originalité intervient sur le couvercle, simple disque de grès ajusté dans l'ouverture, il est agrémenté d'un décors imprimé en relief. J'ai choisi l'urne au couvercle en lierre dont la couleur n'est pas uniforme, une discrète excentricité qui m'a attirée. Ainsi que l'urne aux fleurs. La nature s'invite à la maison, onirique et bienveillante... Une bonne fée s'y cache peut-être?

En tout cas, elle sera bientôt rejointe par des feuilles de thé. Je n'ai pas encore choisi lesquels... Mais j'espère qu'elle ne me les boira pas entièrement!

Camille écrit: "J'aimerais que chacune de mes pièces soit un voyage pour celui qui souhaite s'abandonner un moment." Bravo, c'est réussi!