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jeudi 9 juin 2016

Chang Yun théiers violets 2011

Une jolie fin de soirée avec cette adorable mini-galette de pu'er sheng violet. Un peu trop compressée à mon avis. Avez-vous vu que j'ai eu la fève? Hahaha!
Rapidement, quelques impressions:
La première infusion était peut-être un peu longue. En bouche, il envoie fort, mais bien quand même. Une fraicheur d'herbes aromatiques, presque d'huiles essentielles tellement c'est costaud, qui dure longtemps, looongtemps! Un peu de fruité pointe le bout de son nez, plutôt agrume, zeste, pas bien défini... Je n'arrive pas à trouver un équilibre dans mes infusions, j'ai l'impression que soit je fait trop long et ça secoue les papilles, soit c'est un peu court et moins intéressant en bouche, un peu terne.
Ce pu'er est sympathique, j'aime bien. Mais il manque de complexité et de profondeur. En terme de pu'er pourpre (violet), je préfère nettement le Zi Yo Cha 2013.

lundi 30 mai 2016

Ye sheng hong cha 2015...

...Aussitôt reçu, aussitôt goûté!

Belles feuilles sèches du Ye Sheng Hong Cha 2015 dans une soucoupe/présentoir par Sylvie Godel;
nouveau yunomi blanc par Ikuyo Pupier, acquis la semaine dernière à la Galerie des Sélènes;
théière "moondust green bell" et son assiette par monsieur Weilong;
shuifang par Jérôme Hirson.


J'avais beaucoup aimé la version 2014 de ce thé, un échantillon "blind test" d'Olivier Schneider (Puerh.fr), qui caché au milieu d'un thème sur le puerh m'avait étonnée et charmée. Surprise par l'odeur des feuilles sèches et suspectant déjà plus que fortement un thé rouge et non un puerh, je l'avais infusé en gaiwan de porcelaine pour ne prendre aucun risque. Je me souviens encore de cette note de rose dominante et de ce côté sucré... un véritable bonbon!

En cette fin d'après-midi, je décide de l'infuser dans ma théière "moondust green bell", en terre nue à l'intérieur. Une théière réservée aux thés rouges chinois et taïwanais. 8g pour un volume de 140ml (pour une fois que je pense à vérifier mes paramètres!). Eau Volcania. Multiples infusions, en mode gong fu.

Déjà, il y a la fleur. Moins éclatante que dans mon souvenir du 2014. Est-ce dû à la terre? Je l’essaierai  en porcelaine pour comparer. Plus précisément, de la confiture de rose. Du miel clair, subtil. Une note discrète de cacao. Le tout soutenu par une élégante note de cuir neuf. Petite pointe d'acidité qui taquine gentiment la langue.

C'est un thé équilibré dans ses arômes. Je le trouve moins "bonbon" que le 2014, moins de risque d'être écœuré aussi. Je suis contente de mon achat. Je sens que je vais passer de bons moments avec ce thé rouge du Yunnan... Des thés rouges qui, jusqu'à ma découverte du Ye Sheng Hong Cha, ne me plaisaient vraiment, mais alors, vraiment pas. C'est ici une belle réconciliation.

mercredi 18 mai 2016

Photo du jour : Zi Yo Cha 2013, suite de la session

Yunomi et plateau par Ikuyo Pupier, shui fang par Jérôme Hirson,
vase par Sandrine de Cacqueray et notre théière à pu'er sheng.

Histoire de bien finir le repas, poursuite de la session commencée hier soir. Il donne encore bien, très bien même.

Je prévois d'autres sessions avec d'autres thés cet aprèm'. J'ai notamment un nouvel ustensile à tester...

mardi 17 mai 2016

Zi Yo Cha 2013, puerh violet



Yunomi et plateau par Ikuyo Pupier, soucoupe/cha he par Sylvie Godel,
shui fang par Jérôme Hirson, vase par Patricia Ribet
et notre théière à pu'er sheng, achetée il y a maintenant 8 ou 9 ans.

Soirée paisible avec ce qui est probablement l'un de mes pu'er préférés depuis quelques années: Zi Yo Cha 2013. Doux et fruité, peu d'amertume, plutôt rond mais relevé d'une bonne fraîcheur épicée/camphrée, avec des notes d'herbes aromatiques. Belle longueur, très persistant sur la langue. Un bon sheng comme je les aime.

[Zi Yo Cha 2013 Thé violet - Chine, Yunnan, Xishuangbanna, YiWu - Terre des Thés]

dimanche 5 juillet 2015

Temps passé et présent...


J'infuse  un thé vert mao feng, léger et doux (un peu sucré), sur de discrètes notes végétales avec une fraîcheur d'herbes aromatiques qui semble parfois presque florale (m'évoque la Provence... lavande ? peut-être, mais en une version très subtile).

Je regarde les feuilles s'ouvrir et s'épanouir, sembler revenir à la vie, comme si elles étaient encore fraîches sur leur branche. Avec elles, je remonte le temps...

  Yan Ch'iu demanda à maître Kong : "Est-il possible de savoir quelque chose à propos du temps avant que le ciel et la terre n'existent ?"
  Maître Kong répondit : "Bien sûr. Le passé infuse au sein même du présent."
 (Chuang Tzu, Tao : l'accord au monde, éd. Moundarren)


Bon dimanche et bonnes dégustations à tous !

dimanche 10 mai 2015

samedi 9 mai 2015

Fomage & thé - 1 -

Nous nous lançons enfin dans les associations fromage et thé... en prenant quelques notes pour ne pas oublier, cette fois-ci!

Les fromages du jour :

- Chenette
- Chabichou très fait, sec
- Cantal Salers 12 mois
- Tome d'Aliénor

Les thés du jour :

- thé vert Mao Feng du Yunnan, récolte mars 2015 (TrDT)
- darjeeling Selim Hill 1st flush FTGFOP1, récolte mars 2015 (TrDT)
-  Huo Shan Huang Ya, thé jaune, printemps 2014 (TDC)


Ce Mao Feng est un thé très subtil, végétal et doux... Trop discret peut-être pour supporter d'être accordé à un fromage. A essayer de nouveau en infusant plus longtemps et a plus haute température, peut-être même en chargeant plus de feuilles dans le gaiwan.

Le darjeeling de printemps, avec ses notes végétales, sa douceur à la lisière entre le fruit et le bonbon aux fleurs, est particulièrement intéressant à marier aux fromages. Avec le Chenette, il donne du fleuri à ce fromage frais qui en manque. Avec le Chabichou, ça passe. L'association la plus réussie est avec le Cantal Salers. La fraîcheur et la douceur florale-fruitée du darjeeling sont complémentaires du côté rugueux et du goût puissant de ce Cantal.

Le Huo Shan Huang Ya apporte des notes végétales et douces à la Chenette, fait ressortir les notes de "pâturage"du fromage. Préparé bien chaud, il apporte de l'onctuosité à la pâte. Avec la Cantal, ce thé jaune amène des notes complémentaires et un peu de douceur, il met aussi en avant les notes herbacées du fromage, qui paraît ainsi moins doux et plus "mordant" qu'avec le darjeeling.

Nous ne sommes pas parvenus à associer la tome d'Aliénor à un thé... Une prochaine fois, peut-être.

L'association la plus réussie à notre goût, car oui, nous sommes tombés immédiatement d'accord sur ce point, est celle du Darjeeling 1st flush avec le Cantal. Une association complémentaire dans un équilibre parfait.

Nous poursuivons nos recherches, à suivre...

Photo du colis du jour !

Lancement de la grande saison des commandes avec l'arrivée de ce premier petit colis... Vive le printemps ! Vive le thé !... Et vive toutes les saisons du thé ! Hahaha !



mercredi 8 octobre 2014

Une "nez gustation" de Fo Shou

Suite à une suggestion sur le Forum des amateurs de thé, voici une nez-gustation, cad une dégustation où l'on ne s'intéresse qu'aux odeurs et parfums sentis par le nez.

Et le thé qui me tombe sous le nez est un Fo Shou de Terre des Thés.
Ce Fo shou est un wulong de Taiwan. Fo Shou signifie la main de Bouddha, ce théier ayant une feuille très découpée qui rappelle celle de l'arbuste dont la feuille dessine une 'Main de Bouddha' .

A froid, le thé rappelle l'amande fraîche et la noix. Egalement le bois jeune, peut-etre du noisetier. Il y a également une pointe d'acidité qui évoque la groseille.

Dans le gaiwan réchauffé, les billes de ce thé développent des notes de pâtes de fruits : de la groseille, du cassis, de la cerise. Difficile à dire. Peut être les trois entremêlés. L'odeur boisé du noisetier persiste  en avant-plan de la gelée de groseille.

L'eau est versée sur le thé et les billes s'ouvrent. Le couvercle du zhong ne récupère pas d'odeurs très agréables. S'il y a un parfum épicé qui rappelle la groseille, ce qui dominent ce sont l'herbe et la salade cuites.
Une fois le thé versé, le couvercle offre des arômes de bois et, légèrement, de miel.

La liqueur répand une bonne odeur de thé chaud (si, si !) mais aussi d'herbes et de légumes cuits, et une pointe de cassis.
Sans être très éclatant, les arômes en bouche sont plus forts et plus agréables que le nez. Mais il faut reconnaitre que l'eau utilisée ne convient pas à ce thé. D'un pH trop élevé, elle efface et alourdit les notes de ce Fo Shou.