Affichage des articles dont le libellé est AnjiBaiCha. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est AnjiBaiCha. Afficher tous les articles

vendredi 1 juillet 2016

Anji et les trois gaiwan

Réponse à la devinette précédente:

Dans ce conte, Anji a préféré le bol de Papa Ours!

Eh oui! C'est dans le grand gaiwan que j'aime siroter mon thé vert infusé en continu, comme là avec l'Anji Bai Cha. Pas besoin de tasse, le principe est de boire directement au gaiwan. Et pas question de se séparer d'un des trois éléments du gaiwan. La soucoupe, la tasse et le couvercle sont indissociables dans cette histoire. Symboliquement, ils représentent la terre, l'humain et le ciel. De manière plus pragmatique, la soucoupe sert de anse et le couvercle permet de filtrer les feuilles pendant que l'on boit directement à la tasse. Les feuilles restent tout le temps dedans à infuser. Quand le niveau de l'eau est bas, on remet de l'eau chaude (mais pas trop, hein!) et on continue à siroter tranquillement. Ainsi jusqu'à épuisement des feuilles.

"Papa Ours" est donc idéale pour les thés verts infusés en continu, dans de l'eau chaude mais pas trop, et bu directement au gaiwan. Alors que je me sers de Maman Ourse et de Ourson que pour reverser la liqueur de thé dans des tasses, couper l'infusion quand je le désire. Il servent ainsi à toutes sortes de thés. Ourson est surtout utile quand je n'ai plus assez de feuilles d'un thé pour les infuser correctement avec Maman Ourse ou une petite théière.



mardi 28 juin 2016

Un thé musical : Anji by Cha... or by Rolling Stones ?

I can't remenber if it's Anji by Cha or by the Rolling Stones.












En prime, une petite définition

Anji by Cha : Reprise d'une célèbre chanson des Rolling Stones par un groupe complètement inconnu.



Patrick

vendredi 24 juin 2016

Boire un Anji Bai Cha au gaiwan


L'Anji Bai Cha, 安吉白茶, littéralement thé blanc d'Anji, est un thé vert. Comme son nom ne l'indique pas! Il fait en fait référence à la couleur particulièrement pâle de ses jeunes pousses de printemps. La cueillette ayant lieu très tôt après l'hiver, fin mars/ début avril, les feuilles n'ont alors produit que très peu de chlorophylle.

Cela fait peut-être une vingtaine d'années qu'il est cultivé dans la région d'Anji dans le Zhejiang à partir d'un cultivar nommé Bai Ye Yi Hao, 白叶一号, feuille blanche numéro un. Certains prétendent qu'il est le descendant d'un ancien théier dont le thé légendaire était déjà réputé sous la dynastie Song.


Chacun son gaiwan!
Au passage, vous noterez que l'Anji Bai Cha a trouvé
sa place dans l'une des urnes créées par Camille Picard.










 
Après plusieurs tentatives, dont une bien infructueuse, j'ai enfin trouvé comment bien infusé, à mon goût, ce Ming Qian Anji Bai Cha (Anji Bai Cha pré-Qingming). En fait, il y a deux façons que je préfère. Vous n'aurez ici que la première. C'est une infusion continue en gros gaiwan dans lequel je bois directement et remet régulièrement de l'eau chaude. C'est très sympa de le siroter ainsi, tranquillement, sans souci de verser la liqueur dans une tasse, sans crainte de laisser trop longtemps infuser ou pas assez. J'aime le boire ainsi, à la coule!
  

Les feuilles sont longues et fine comme des aiguilles et d'un beau vert tendre. Des parfums de verdure s'en dégagent, herbe fraiche, herbe de blé, asperge, ainsi qu'une belle douceur gourmande qui m'évoque la vanille de Madagascar, un peu chocolatée et avec une légère note de pruneau.

Ce ne sont pas les plus belles feuilles d'anji Bai Cha que j'ai vue,
mais elles se défendent bien.
C'est beau de les voir s'ouvrir dans l'eau!

Des feuilles délicates et d'un vert si frais qu'on les croirait cueillies à l'instant.

Nous avons mis les feuilles et l'eau chaude dans nos gaiwans,
nous avons reposé les couvercles par dessus,
il ne nous reste plus qu'à boire directement à la tasse du gaiwan.
La soucoupe sert de anse.
Et c'est le couvercle qui sert à filtrer les feuilles!
En bouche, c'est sucré mais fin et riche en arômes. On y retrouve très bien ce que déjà senti dans les feuilles sèches avec plus de légumes verts de printemps comme la fève fraiche. Une douceur umami avec toujours ce côté fruité-vanillé avec une très légère pointe chocolatée. De la noisette fraiche comme pas encore tout à fait mûre et de la noisette grillée font une discrète apparition.

Un thé frais, végétal, gourmand et harmonieux.



[Pré-Qingming Anji Bai Cha du Palais des Thés]

mercredi 8 juin 2016

Anji Bai Cha : tentative de dégustation...

    Les thés verts de Chine de ce printemps, j'en rêvait depuis un long moment. Et avec cette chaleur estivale qui s'est abattu sur nous aujourd'hui, je n'avais que ça en tête toute la journée: un bon thé vert pour me désaltérer et me rafraîchir. D'où achat compulsif du jour en passant devant une boutique de thé: pre-Qingming Anji Bai Cha et Bai Mao Hou.

    Ce soir, je me dépêche de rentrer pour savourer l'Anji Bai Cha. Mais même pas le temps de sortir le matos, le téléphone sonne. Je décroche et poursuis mes préparatifs puis mon infusion tout en étant en conversation. C'est mal aisé, surtout pour prendre des photos en plus en même temps, mais bon, c'est comme ça. Je trouve que mon thé n'infuse pas vite. Tout occupée que j'étais, et persuadée de l'avoir déjà fait, après avoir remplie la bouilloire, j'ai visiblement oublié de faire chauffer l'eau. Oups! la boulette. Pas grave, trop soif, trop envie. Après avoir raccroché le téléphone, je bois cette liqueur froide où les arômes, bien que plutôt déjà agréables, sont faibles. Je "checke" les photos: vraiment pas terribles. Faire trois choses en même temps ne donne pas de bons résultats, ni pour le thé, ni pour les photos et mon interlocuteur s'est senti quelque peu délaissé je suppose... Bref, pas une bonne idée.

    Je fais chauffer l'eau cette fois-ci et c'est parti pour la deuxième infusion. Pas trop chaude tout de même parce comme je bois au verre à pied, j'ai un peu peur qu'il ne résiste pas... Peut-être à tord? Il a l'air d'être assez solide, en fait. Ca infuse plus vite que dans l'eau froide, l'eau se colore très légèrement. Je prends même une photo rapidement avant que mon thé ne refroidisse.

Puis, m'installe confortablement, verre à la main, pour le déguster. Une gorgée, nouveau coup de fil. Dommage, en discutant, je ne prête pas assez attention à ce que je bois. Mais j'apprécie quand même. A la fin de la conversation, le reste de liqueur est bien froid, encore! Je finis le verre. Et me lance dans une troisième infusion. La malédiction s'acharne. Devinez quoi... Eh oui, nouvel appel téléphonique.

    Je ne dégusterais donc pas correctement ce thé aujourd'hui. Mais j'ai bien aimé le parfum des feuilles sèches: très végétal avec une belle fraicheur d'herbes aromatiques et une note plus douce, vanillée, voire quelque chose de presque, et j'insiste bien sur ce presque, chocolaté. Pour ce qui est des arômes et saveurs en bouche, ça va être plus délicat de les décrire précisément. J'en referai une dégustation plus convenable. Mais en attendant, j'en retiens surtout le végétal (asperge, fèves fraîches,...?),  la fraicheur et la douceur. Plutôt agréable. J'en profiterai mieux la prochaine fois!