mercredi 30 juillet 2014

Kamairicha Sayamakaori de Miyazaki

Tout juste ouvert le sachet de ce deuxième kamairicha en ma possession. Même région mais autre cultivar. Ce sayamakaori est plus chaleureux et doux que l'okumidori, mon coup de cœur, plutôt floral, végétal et frais.

L'odeur des feuilles sèches est chaleureuse avec surtout des notes de fruits à coque.
A la première gorgée, c'est la couleur jaune qui s'impose à moi : le soleil, les fleurs (genêt et, dans une moindre mesure, camomille), la douceur de vivre et l'herbe jaunie... En tête du panel aromatique, de fabuleuses notes de fruits à coque (noix, noisette grillée, fève tonka). En petite touches plus discrètes, quelques notes de petit pois cru, ou juste blanchi, et une petite pointe d'acidité qui rafraichit légèrement cette liqueur chaude et gourmande.
Un moment "cocooning" très appréciable avec ce kamairicha... et mon petit shibo d'amour!  



[2014, Organic Miyazaki Kamairicha Sayamakaori, Yuuki-Cha]

lundi 21 juillet 2014

Fraicheur de sencha...

J'ai mis le reste de Sencha de Yame, peut-être une bonne quinzaine de grammes, dans 3l d'eau froide.
C'est vert, c'est trouble, même que c'est bouillasseux dans la bouteille... Pas de doute, c'est un fuka !
La sensation sur la langue est assez lourde et caressante. La liqueur est douce, presque sucrée, végétale (mais pas trop épinard, on est loin de la soupe de légumes verts là!) avec une subtile et délicate amertume qui irait presque vers la fleur. Une légère impression... citronnée (?) agrémente le tout.
Bref, une boisson agréablement fraiche, douce et désaltérante.
Tchin !




Le fuka, c'est plutôt mieux froid ! Hahaha ! ;p

samedi 12 avril 2014

Konacha

Ce matin, emmanchant sa guitare, ma douce mie, chante à mon oreille :

Are you going to St Médard fair ?
Parsley, sage, sencha and thyme !
Remenber me to Nakao and Arnaud
They once had a good shop there
Parsley, sage, gyokuro and thyme.


Et donc, enfourchant mon fière destrier,
A la foire de St Médard, je suis allé,
Arnaud et Nakao ai rencontré
Avec eux ai longuement conversé,
Je leur ai acheté du konacha
Ce sont 3 madeleines au matcha
Qu'ils m'ont offert avec ca.

Arigato.



C'est un konacha de Yame (ils ne vendent que des thés de Yame). Le konacha est un mélange de brisures de sencha et de bourgeons. Il est très, très, très, trèèèès brisé.
   
Arnaud nous dit qu'au Japon, il est traditionnel d'offrir un konacha à la fin du repas dans les restaurants à sushi.
  
Il conseille de l'infuser 1 minute à 1 minute 30s. Mais le découvrant si brisé, nous décidons de l'infuser moins dans un filtre (chaussette) offert spécialement pour cet usage.
Le thé sec a une odeur d'herbe (de pelouse), d'épinards, une odeur fraîche légèrement citronnée. Si vous avez déjà mis du citron sur votre pelouse 1/ vous êtes fous 2/ vous voyez de quoi je parle (enfin, je crois).
   
Chaud, le konacha a l'odeur de l'herbe humide et citronnée.
La liqueur est claire, brillante (le thé a été filtré).
En bouche, après une infusion de 30 s à 70°C, le gout est léger, citronnée mais aussi beurrée. En deuxième infusion (1 minutes), le thé développe un peu d'umami, sinon, il est sur les mêmes notes.
 

Conclusion :
A refaire en l'infusant plus longtemps, cad en suivant les conseils du vendeur!!


Un article plus complet sur ce qu' est le konacha : http://www.hibiki-an.com/sp/contents.php/cnID/56



[Edit du 14 avril 2014]

Voici ce que Florent Weugue nous en apprend ensuite : 
" Un konacha s'infuse en principe dans une passoire (il existe des passoires dédiées en bambou, mais une petite passoire à thé en inox fait aussi bien sinon mieux l'affaire), on verse l'eau chaude au-dessus qui s'écoule dans la tasse en dessous (très rapide et simple, suffisamment fort, c'est pour cela que l'on s'en sert dans les resto de sushi, enfin qu'on s'en servait, aujourd'hui 99% des resto de sushi utilisent de l’instantanée). A défaut en théière se sera plutôt quelques secondes d'infusions. La photo sur le site ressemble plutôt à un autre "demono", le mecha (d'ailleurs, "bud-tea", traduit littéralement veux bien dire "mecha" 芽茶), qui est en effet composé de brisures de feuilles et de bourgeons (bud, ou me) alors que le konacha (kona = poudre) est vraiment plus fin encore.L'un et l'autre, comme le kukicha, son issu du trie lors de la phase de finition d'un thé, sencha ou gyokuro par exemple. Sorte de recyclage en quelque sorte. "

 
 Nous essayons donc cette technique. C'est différent. Le thé est plus fort et nous convient mieux. Amusant de voir que si rapidement ça donne quelque chose !



Patrick