lundi 23 mai 2011

Un week-end au Jardin des Saveurs...



Week-end ensoleillé et savoureux ! C'était vraiment très sympa "Le Mai Talençais - Le Jardin des Saveurs" au parc Peixotto. C'était la première édition mais, déjà, le programme était bien chargé : des expos, des spectacles, des conférences, des animations, des ateliers (jardinage, cuisine) pour les enfants et pour les adultes... D'ailleurs, je tiens particulièrement à remercier les jardiniers des espaces verts de Talence, qui animaient tous le week-end des ateliers de jardinage, pour leur disponibilité et leurs explications.

De nombreux exposants étaient présents, dont, évidemment, des horticulteurs et des pépiniéristes. Mais aussi un espace gastronomique très important avec des stands de restauration, et d'autres de vente et dégustation de confitures, de miel, de fruits, de vin, etc... Notons la présence de plusieurs épiceries fines (avec vente de thé : nous avons d'ailleurs acheté -en plus de pâtisseries à tomber !!- du thé glacé prêt-à-boire dont je vous reparlerai prochainement). Quelques stands de déco et d'art de la table, d'autres autour du bien-être et de la détente. Sans oublier la fête foraine !

Bref, une manifestation dense et riche en surprises, nous avions de quoi faire (et nous n'avons pas pu tout faire !!!) !

Le samedi soir, nous avons pu assister, tjrs gratuitement, à un concert, que dis-je, un méga-show de "The real Eight Killers" en hommage aux "Blues Brothers". Époustouflant !
Suivit d'un magnifique et onirique spectacle pyrotechnique sur le thème de la nature. Absolument splendide... J'en rêve encore !

Vivement le prochain "Mai Talençais" !!

dimanche 22 mai 2011

"Le Pousse-pousse", Lao She

Description de l'éditeur :
Le Pousse-pousse, le plus célèbre roman de Lao She, ce sont les aventures de Siang-tse le Chameau dans le Pékin des années vingt et trente. Sa grande ambition est de posséder son propre pousse-pousse.
Dans cette ville où tout est régi par la guerre, l’argent, le danger, il ira de désillusion en désillusion et ne connaîtra que la déchéance et le désenchantement. Mais c’est aussi le roman du petit peuple de Pékin, un Pékin aujourd’hui disparu, que Lao She fait vivre, avec humour, sous nos yeux : celui de Siang-tse, celui des petits métiers, celui des colporteurs, avec leur langue savoureuse, leurs misères et leurs fêtes.
J'ai lu ce roman il y a quelques années déjà. Il m'a particulièrement touchée... bouleversée. C'est une histoire profondément humaine, la vie d'un honnête homme accablé de malheurs. Siang-tse tente de vivre tout simplement, malgré tout. A bord de son pousse-pousse, il m'a conduite dans les rues du Pékin du début du 20e siècle. Au travers de cette histoire si bien racontée, j'ai découvert une culture, une époque, un peuple, des coutumes, un mode de pensée....

Les femmes avaient un sort moins enviable encore. Elles devaient faire face à tout : aux plaintes des vieillards, aux maladies des enfants, à la violence de leur mari. Quand elles étaient enceintes, elles ne cessaient pas de travailler et ne se nourrissaient que de bouillons de riz avec des patates. Elles mendiaient aussi. Parfois, elles rapportaient du linge à laver ou à rapiécer la nuit, sous une lampe à pétrole, lorsque tout le monde était enfin endormi. Le vent qui entrait par les fentes des murs de ces pièces exiguës enlevait toute chaleur. Fatiguées, mal nourries - elles donnaient à manger aux vieux et aux petits - elles étaient la plupart du temps malades. A trente ans, elles perdaient leurs cheveux. Elles ne tardaient pas à mourir.

L'air de rien, de phrase en phrase, j'ai totalement accroché à cette histoire terriblement dure mais qui se lit pourtant très facilement. L'écriture légère et simple en fait une lecture fort agréable bien que le sujet en soit dramatique.

Oui, je vends ma force, mais je ne suis pas une esclave. Les riches ont leur argent ; nous, les pauvres, on a notre dignité, pas vrai ?

Son coeur s'était endurci. Dans ce monde injuste, un pauvre ne pouvait se défendre qu'avec un coeur dur pour préserver sa liberté, une liberté dérisoire !

Ce "héros" m'a inspiré de la tendresse, de la compassion. J'ai souri à ses maladresses, à sa grande naïveté et même à sa bêtise. J'ai aussi eu la larme à l’œil. Les mésaventures de Siang-tse sont émouvantes et présentée avec un humour fin qui m'a tenue jusqu'à la fin.

Une chose lui sautait aux yeux : la vie du pauvre ressemblait fort à un noyau de jujube, avec ses deux bouts pointus et son milieu bombé. Les deux bouts pointus, c'est son enfance et sa vieillesse, démunies de tout, risquant à tout instant d'être écrasées, mises en miettes, tandis que le milieu bombé évoque sa jeunesse où la force physique lui permet de profiter quelque peu de la vie.

Un gros coup de cœur pour ce roman !

 A l’horizon grisâtre, perçait une lueur rouge. Les arbres, au loin, paraissaient plus noirs. Peu après, le rouge et le gris se mêlèrent ; le ciel devint couleur de raisins mûrs, avec par-ci par-là, des taches gris-violet et d’autres franchement rouge. Un point d’un jaune brillant se forma bientôt à l’horizon, donnant naissance à toute une gamme de couleurs chatoyantes. L’orient tourna au carmin, tandis que le reste du ciel virait au bleu. Soudain, les nuages s’ouvrirent, laissant le soleil darder mille rayons d’or. Une vraie toile d’araignée, tissée de lumière. Les champs, les arbres, les herbes passèrent du vert sombre à l’émeraude scintillant. Les branches de sapin se teintèrent de rouge et les ailes des oiseaux étincelèrent. Tout souriait. Devant le spectacle de cette aurore grandiose, Siang-tse eut envie de pousser des cris.


mercredi 13 avril 2011

Shiraore Kuki Hojicha 2010 du Palais des Thés

"Un thé de tiges (kukicha) issu de Kabusecha, qui nous vient de la région de Kyoto, réputée pour la qualité de ses thés. Torréfié à la manière d'un Bancha Hojicha, sa texture est douce et sans aucune astringence. Voici un cru agréable et gourmand (fruits cuits), aux notes faciles et typées céréales et torréfiées, idéal le soir."

Prix pour 100g : 12€

Depuis peu, j'ai décidé d'approfondir ma connaissance des thés japonais (jusque-là très limitée, ci ce n'est un matcha, un sencha et un genmaïcha, achetés dans des épiceries asiatiques donc pas trop chers mais pas terribles, je m'en sert surtout en cuisine ; et plus récemment un gyokuro -dont je m’aperçois que j'ai oublié de mettre la fiche de dégustation sur le blog :s). Donc, dans le cadre de cette découverte des thés japonais, j'ai voulu essayer ce thé vert très original qu'est le Shiraore Kuki Hojicha.


Original car, effectivement, ce ne sont pas des feuilles de thé à infuser mais des tiges à l'aspect de tout petit brins de paille de couleur beige à brun clair avec quelques reflets verts. Leur odeur est celle des céréales soufflées et du pain trop grillé, sur un fond de bois sec. Dominante pyrogénée et parfums prononcés de torréfaction.

   
 Je l'infuse dans ma kyusu (20cl) en grès : 3 grammes de thé, de l'eau (Volvic) à 90° pendant 3 minutes.
 


 




Les parfums de l'infusion reste sur des notes pyrogénées, de céréales et de torréfaction avec comme une odeur du café, et un peu de douceur avec une légère note fruité d'abricot sec. 


La liqueur, d'une jolie couleur ambrée, est très coulante, elle glisse toute seule dans la bouche, c'est agréable.
Fidèle aux parfums de l'infusion : céréales, café, voire fève de cacao, notes pyrogénées et torréfiées,  très légèrement abricotées. 
Un certain manque de notes de fond, peu de longueur en bouche.



Personnellement, je n'apprécie pas trop les notes pyrogénées ni le parfum de café. Par contre le côté céréalier et la texture sont assez sympas. 

Boire ce thé c'est un peu comme prendre son petit-déjeuner en famille, les grands avec leur café, les enfants et leur bol de céréales, le pain que l'on fait griller (un peu trop!), la confiture d'abricot...
Je l’essaierai avec d'autres paramètre mais j'ai bien peur qu'il ne me convienne pas.



mardi 12 avril 2011

Jasmin Yin Zhen de Betjeman & Barton



"Des bourgeons duveteux pour ce thé d’exception. Une finesse remarquée alliée au doux parfum de jasmin frais et sucré. Un must pour les amoureux de Jasmin." 

  
  
 
Aspect des feuilles sèches :
Si les bourgeons sont recouverts, comme il se doit, d'un duvet blanc, leur couleur me semble trop brune pour un thé blanc. Ils paraissent peu trop secs et sont particulièrement cassants. D'ailleurs, il y a de nombreuses brisures (miettes). Je constate la présence, anecdotique certes, de quelques feuilles en plus des bourgeons.
Parfum des feuilles sèches :
La note intense du jasmin domine totalement.
 
Mode de préparation :
Pour le plaisir de la dégustation et le ravissement des yeux, j'ai, évidemment, préparé ce noble thé dans un petit zhong (ou gaiwan). Je l'ai remplis à environs 1/3 de feuilles et utilisé de l'eau à une température d'un peu moins de 70°. Des infusions relativement courtes, de 15/20s, au début, à 1min.
 
Aspect et arômes de la liqueur :
De couleur jaune pâle, la liqueur est lisse et donne une impression de légèreté. La note florale de jasmin est toujours dominante, assez intense à l'attaque avec une certaine persistance.
 
MON AVIS :
Les plus : Une liqueur pâle au parfum frais et floral, plus fin sur les bourgeons blancs que sur tout autre type de thé au jasmin.
 
Les moins : La palette aromatique est réduite. Le parfum du thé en lui-même est presque totalement évincé ce qui provoque un certain manque de complexité dans les arômes.
 
En conclusion : Un thé agréable à boire et très rafraichissant mais qui reste cher au vu de sa qualité. Quitte à mettre cette somme (23,10€/100g) dans un thé, je préfère que ce soit dans un bon thé nature !